Aurélie Knüfer
Université Paul Valéry - Montpellier, Philosophy, Faculty Member
- Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, Philosophie, Department MemberUniversité Paul Valéry - Montpellier, UFR1 Lettres, arts, philosophie, psychanalyse, Department Memberadd
- Philosophy, Michael Walzer, Benjamin Constant, Humanitarian Intervention, GUERRE, Liberalisme, and 37 moreEconomie politique, Relations Internationales, Droit International, Hugo Grotius, Vattel, Droit des gens, modern jusnaturalism, Droit Des Gens, William Godwin, Edmund Burke, Utilitarisme, Bentham, Military Intervention, Foreign Military Intervention, Liberté, Alphonse De Lamartine, Education, Social Sciences, History, Just War Theory, Michel Foucault, Carl Schmitt, International Relations, International Political Theory, Gender Studies, War Studies, Religious Intolerance, 19th Century Philosophy, Losurdo Domenico, Philosophie politique, Malebranche, David Hume, Modern Political Philosophy, Talal Asad, Apatridie, Refugee Studies, Hannah Arendt, Ann Laura Stoler, and Feminist History of Philosophyedit
- Maîtresse de conférences en philosophie morale et politique.
Agrégée de philosophie.edit
Resumo: Trata-se de mostrar que, para William Godwin, em sua obra Enquiry Concerning Political Justice, a questão das relações entre o indivíduo e a humanidade, ou entre as pequenas sociedades civis e a totalidade do gênero humano desenha... more
Resumo: Trata-se de mostrar que, para William Godwin, em sua obra Enquiry Concerning Political Justice, a questão das relações entre o indivíduo e a humanidade, ou entre as pequenas sociedades civis e a totalidade do gênero humano desenha uma forma de cosmopolitismo alternativo. Segundo o autor, é preciso agir em cada circunstância visando o bem de todos os homens, mas também e sobretudo se abrindo à união mais estreita com a " família humana ". Toda a questão é então, para Godwin, a de imaginar uma forma política que permita que o exercício individual e local da justiça tenha efeitos universais. Abstract: It is to show that for William Godwin, in his Enquiry Concerning Political Justice, the question of relations between the individual and humanity, or between small civil societies and the whole of mankind, draws a form of alternative cosmopolitanism. According to the author, it is necessary to act in every circumstance for the good of all men, but also and above all, to open up to the closer union with the "human family". The whole point, then, is for Godwin to imagine a political form that allows the individual and local exercise of justice to have universal effects.
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Dans les Principes d’économie politique (1848), puis dans son ouvrage posthume et inachevé Sur le socialisme (1879), John Stuart Mill propose une défense ambiguë du « communisme », théorie qui vise selon lui à réformer radicalement le... more
Dans les Principes d’économie politique (1848), puis dans son ouvrage posthume et inachevé Sur le socialisme (1879), John Stuart Mill propose une défense ambiguë du « communisme », théorie qui vise selon lui à réformer radicalement le régime de propriété. Cet article entend analyser le statut de l’expérimentation dans l’évaluation millienne de la collectivisation des moyens de production. Il donne ainsi à voir en quoi l’appel à l’expérience – d’abord à petite échelle – de l’hypothèse communiste, que l’on retrouve d’un texte à l’autre, peut se lire comme une invitation positive à réaliser cette doctrine, mais comporte en même temps des limites et des réserves profondes.
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Cet article propose une lecture du premier moment, généralement négligé par les commentateurs, des « Quelques mots sur la non-intervention » de John Stuart Mill (1859). Il montre que loin qu’on puisse considérer ces pages comme l’apologie... more
Cet article propose une lecture du premier moment, généralement négligé par les commentateurs, des « Quelques mots sur la non-intervention » de John Stuart Mill (1859). Il montre que loin qu’on puisse considérer ces pages comme l’apologie – quelque peu naïve – de la politique extérieure anglaise, il faut au contraire prendre au sérieux les propositions de leur auteur concernant l’opinion publique et la nécessité, pour les diplomates, de réformer leur langage. Il n’est ainsi possible de comprendre les visées émancipatrices de John Stuart Mill dans ce texte, qu’en saisissant quelles sont pour lui la nature de l’opinion publique et son rôle dans la fondation d’un « principe de non-intervention » efficace. Le retour aux textes de ses prédécesseurs, Bentham et James Mill, ont alors pour fonction d’éclairer le rôle nouveau et décisif de « l’esprit public » dans les relations internationales tel qu’il apparaît ici.
Research Interests: Public Opinion, War Studies, Just War, Public Opinion (Political Science), History of Political Thought, and 12 moreUtilitarianism, Bentham, Mill, James, Mill's Utilitarianism, John Stuart Mill, International Political Theory, Philosophie politique, Non-Intervention, Bentham, Mill, and Utilitarianism, 19th-Century British Philosophy, Opinion Publique, and Droit International
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Dans « “L’aptitude à la liberté”, de John Stuart Mill à Michael Walzer », Aurélie Knüfer analyse l’un des arguments consés fonder le principe de non-intervention : vu qu’il serait impossible de savoir, avant qu’il ne soit effectivement... more
Dans « “L’aptitude à la liberté”, de John Stuart Mill à Michael Walzer », Aurélie Knüfer analyse l’un des arguments consés fonder le principe de non-intervention : vu qu’il serait impossible de savoir, avant qu’il ne soit effectivement libre, si un peuple est apte à la liberté, et que seul un peuple qui se libère lui-même est susceptible de fonder ensuite des institutions libres, l’intervention pour aider des insurgés contre un gouvernement oppresseur serait toujours un mal. L’article montre les implications et les apories de cet argument dans la philosophie de John Stuart Mill, en restituant le contexte théorique et politique de son élaboration, et examine également l’usage et la critique qu’en a faits Michael Walzer.
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A partir das análises propostas por Hannah Arendt em As origens do totalitarismo, sobre os apátridas dos “sem-Estado”, nos perguntamos se o que na Europa se convencionou chamar de “Crise dos refugiados”, não seria uma das manifestações... more
A partir das análises propostas por Hannah Arendt em As origens do totalitarismo, sobre os apátridas dos “sem-Estado”, nos perguntamos se o que na Europa se convencionou chamar de “Crise dos refugiados”, não seria uma das manifestações mais agudas e mais violentas de uma crise mais profunda, ou antes, de uma contradição interna e inicial dos Estados-nação.
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Le dernier chapitre de l’ouvrage d’Hannah Arendt, L’Impérialisme, deuxième tome des Origines du totalitarisme, est consacré au problème des apatrides et a pour titre « le déclin de l’Etat-nation et la fin des droits de l’homme ». Il... more
Le dernier chapitre de l’ouvrage d’Hannah Arendt, L’Impérialisme, deuxième tome des Origines du totalitarisme, est consacré au problème des apatrides et a pour titre « le déclin de l’Etat-nation et la fin des droits de l’homme ». Il s’agit pour la philosophe de donner à voir en quoi ce déclin, révélé et accéléré par le phénomène des réfugiés, à la fin de la Première Guerre mondiale, était inscrit, dès l’origine, dans cette forme politique singulière consistant, pour reprendre ses propres termes, dans la « perversion de l’État en l’instrument de la nation ». Ainsi, ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui la « crise des réfugiés » ne serait intelligible qu’en adoptant une perspective historique et politique bien plus large que celle ouverte par les reconfigurations territoriales et les déplacements de population issus de la guerre : celle de l’État lui-même et de ses transformations.
En nous inscrivant dans le sillage d’Hannah Arendt, nous nous interrogerons à la fois sur ce que révèle de nos jours l’expression convenue de « crise des réfugiés » et nous nous efforcerons de la mettre en relation avec ce qu’on pourrait plutôt qualifier de « crise de l’Etat-nation .
En nous inscrivant dans le sillage d’Hannah Arendt, nous nous interrogerons à la fois sur ce que révèle de nos jours l’expression convenue de « crise des réfugiés » et nous nous efforcerons de la mettre en relation avec ce qu’on pourrait plutôt qualifier de « crise de l’Etat-nation .
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Comment caractériser la violence subie aujourd'hui par "apatrides" et les "réfugiés", au moment où ils sont retenus aux frontières de Europe, enfermés dans des camps de rétention, ou encore objets de marchandage entre l'Union européenne... more
Comment caractériser la violence subie aujourd'hui par "apatrides" et les "réfugiés", au moment où ils sont retenus aux frontières de Europe, enfermés dans des camps de rétention, ou encore objets de marchandage entre l'Union européenne et la Turquie? Les concepts d'exploitation et de domination nous permettent-ils d'en saisir les contours?
En faisant retour aux analyses d'Hannah Arendt, et notamment au cinquième chapitre de la seconde partie des Origines du totalitarisme, L'Impérialisme (1951), nous nous efforcerons d'apporter des éléments de réponse à cette question. Ce faisant, nous nous interrogerons sur la proposition d'Arendt selon laquelle les "réfugiés" ne sont "ni des prolétaires, ni des minoritaires, ils sont en dehors de toutes les lois".
En faisant retour aux analyses d'Hannah Arendt, et notamment au cinquième chapitre de la seconde partie des Origines du totalitarisme, L'Impérialisme (1951), nous nous efforcerons d'apporter des éléments de réponse à cette question. Ce faisant, nous nous interrogerons sur la proposition d'Arendt selon laquelle les "réfugiés" ne sont "ni des prolétaires, ni des minoritaires, ils sont en dehors de toutes les lois".
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Dans un ouvrage récent, Domenico Losurdo s’est attaché à écrire une «contre-histoire du libéralisme» : à l’opposé d’une histoire apologétique de cette tradition de pensée, qui ne retiendrait de son émergence, aux XVIIIe et au XIXe... more
Dans un ouvrage récent, Domenico Losurdo s’est attaché à écrire une «contre-histoire du libéralisme» : à l’opposé d’une histoire apologétique de cette tradition de pensée, qui ne retiendrait de son émergence, aux XVIIIe et au XIXe siècles, que sa défense de la liberté individuelle, le philosophe italien s’est efforcé de rendre compte d’un paradoxe : l’existence d’un «mélange», au sein du libéralisme naissant, entre «liberté» et «oppression», ou encore entre revendication d’émancipation et justification de l’esclavage ou de l’oppression de certaines « races » et classes sociales. Partant de l’examen de cet ouvrage et de la méthode qui y est mise en œuvre, nous interrogerons plus généralement les problèmes posés par le projet d’une telle «contre-histoire». La mise au jour des compromissions des premiers penseurs libéraux avec l’esclavagisme et le
racisme, le dévoilement du «mélange de liberté et d’oppression» qui se manifesterait dans les premières «révolutions libérales», nous conduisent-ils nécessaire-ment à conclure à l’existence au sein du «libéralisme» en général, de «clauses d’exclusion», visant à refuser à certains groupes sociaux une «liberté» fièrement revendiquée par d’autres ? En nous attachant notamment à la pensée de John Stuart Mill, nous mettrons enfin à l’épreuve les thèses de Losurdo en nous interrogeant sur la nature et les limites du projet d’émancipation du philosophe anglais.
racisme, le dévoilement du «mélange de liberté et d’oppression» qui se manifesterait dans les premières «révolutions libérales», nous conduisent-ils nécessaire-ment à conclure à l’existence au sein du «libéralisme» en général, de «clauses d’exclusion», visant à refuser à certains groupes sociaux une «liberté» fièrement revendiquée par d’autres ? En nous attachant notamment à la pensée de John Stuart Mill, nous mettrons enfin à l’épreuve les thèses de Losurdo en nous interrogeant sur la nature et les limites du projet d’émancipation du philosophe anglais.
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Journée d'étude organisée par Aurélie Knüfer et Valeriya Voskresenskaya Loin d'être un phénomène unifié, la vulnérabilité prend des formes multiples et se différencie quant à ses causes et ses degrés, ou encore selon ses contextes.... more
Journée d'étude organisée par Aurélie Knüfer et Valeriya Voskresenskaya
Loin d'être un phénomène unifié, la vulnérabilité prend des formes multiples et se différencie quant à ses causes et ses degrés, ou encore selon ses contextes. Cependant, on tend souvent à la réduire à une sorte de passivité fragile et impuissante, à une réceptivité inerte qui exclut tout agir, à un être-affecté dépourvu de toute puissance d’affecter. Le fait d’être vulnérable suffit-il pour ôter au sujet sa capacité d’agir ? La notion de vulnérabilité n’indique-t-elle pas une possibilité d’action qui émerge du fond même du pathos, et qui, dans la situation d’impuissance, se mobilise contre la dépossession et l’injustice ? Et agir, n’est-ce pas aussi en même temps « être vulnérable dans son audace » (E. Gilson, The Ethics of Vulnerability) – se mettre en risque, s’exposer ?
Judith Butler, dans un collectif récent Vulnerability in Resistance (2016), désigne comme une « tâche féministe » (p. 25) le dépassement de l’opposition binaire entre, d’une part, la vulnérabilité comprise comme passivité et faillibilité et, d’autre part, la capacité d’agir (agency) et de résister comme propriété du sujet invulnérable. Pour elle, cette tâche inclut l’inscription de la vulnérabilité dans le champ de l’action politique, et pose la question de « comment penser conjointement la vulnérabilité des femmes et les modes d’agir féministes »[1]. Dans une telle conjonction, la « vulnérabilité des femmes » n’entraîne point la détermination essentialiste du féminin par la passivité et la dépendance, mais elle permet plutôt de dénoncer la situation politique et sociétale des femmes (liée à la précarité, aux violences, à la victimation, à l’exclusion et à l’invisibilisation des femmes, etc.). La vulnérabilité n’est donc pas réservée aux femmes comme une sorte de propriété naturelle, mais elle relève de ce que Butler appelle la « distribution différentielle » de la vulnérabilité et rejoint ainsi la multiplicité des formes de vulnérabilité et de précarité portées par les mécanismes différenciés d’oppression et de dépossession.
Dans le cadre de cette journée d’étude, il s’agit de porter à la réflexion aussi bien les formes et les stratégies de la distribution différentielle de la vulnérabilité que les modalités d’agir et de résister en restant vulnérable, ainsi que les pratiques d’émancipation qui mettent en avant l’empowerment féminin. Du Girl Power à la Women’s March, de la sororité, des luttes de masse et les coalitions intersectionnelles à l’auto-défense et au self-care : autant de réponses à des vulnérabilités induites, inégalement distribuées, réponses qui ne consistent pas à nier la vulnérabilité, mais au contraire la mobilisent. En nous inspirant du projet butlérien, nous nous tournons vers les théories et les recherches féministes, afin de mettre en question la prétendue incompatibilité de la vulnérabilité et de l’agir, de saisir et d’approfondir le potentiel de la vulnérabilité en tant que force mobilisante et condition inébranlable de la résistance et de l’action politique.
Loin d'être un phénomène unifié, la vulnérabilité prend des formes multiples et se différencie quant à ses causes et ses degrés, ou encore selon ses contextes. Cependant, on tend souvent à la réduire à une sorte de passivité fragile et impuissante, à une réceptivité inerte qui exclut tout agir, à un être-affecté dépourvu de toute puissance d’affecter. Le fait d’être vulnérable suffit-il pour ôter au sujet sa capacité d’agir ? La notion de vulnérabilité n’indique-t-elle pas une possibilité d’action qui émerge du fond même du pathos, et qui, dans la situation d’impuissance, se mobilise contre la dépossession et l’injustice ? Et agir, n’est-ce pas aussi en même temps « être vulnérable dans son audace » (E. Gilson, The Ethics of Vulnerability) – se mettre en risque, s’exposer ?
Judith Butler, dans un collectif récent Vulnerability in Resistance (2016), désigne comme une « tâche féministe » (p. 25) le dépassement de l’opposition binaire entre, d’une part, la vulnérabilité comprise comme passivité et faillibilité et, d’autre part, la capacité d’agir (agency) et de résister comme propriété du sujet invulnérable. Pour elle, cette tâche inclut l’inscription de la vulnérabilité dans le champ de l’action politique, et pose la question de « comment penser conjointement la vulnérabilité des femmes et les modes d’agir féministes »[1]. Dans une telle conjonction, la « vulnérabilité des femmes » n’entraîne point la détermination essentialiste du féminin par la passivité et la dépendance, mais elle permet plutôt de dénoncer la situation politique et sociétale des femmes (liée à la précarité, aux violences, à la victimation, à l’exclusion et à l’invisibilisation des femmes, etc.). La vulnérabilité n’est donc pas réservée aux femmes comme une sorte de propriété naturelle, mais elle relève de ce que Butler appelle la « distribution différentielle » de la vulnérabilité et rejoint ainsi la multiplicité des formes de vulnérabilité et de précarité portées par les mécanismes différenciés d’oppression et de dépossession.
Dans le cadre de cette journée d’étude, il s’agit de porter à la réflexion aussi bien les formes et les stratégies de la distribution différentielle de la vulnérabilité que les modalités d’agir et de résister en restant vulnérable, ainsi que les pratiques d’émancipation qui mettent en avant l’empowerment féminin. Du Girl Power à la Women’s March, de la sororité, des luttes de masse et les coalitions intersectionnelles à l’auto-défense et au self-care : autant de réponses à des vulnérabilités induites, inégalement distribuées, réponses qui ne consistent pas à nier la vulnérabilité, mais au contraire la mobilisent. En nous inspirant du projet butlérien, nous nous tournons vers les théories et les recherches féministes, afin de mettre en question la prétendue incompatibilité de la vulnérabilité et de l’agir, de saisir et d’approfondir le potentiel de la vulnérabilité en tant que force mobilisante et condition inébranlable de la résistance et de l’action politique.
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19 octobre 2017, 18h-20h. Université de Montpellier (Paul Valéry), site Saint Charles.
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Conférence dans le cadre du séminaire "La philosophie européenne, le monde et l'Empire"
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Adversaire de l'absolutisme, défenseur de la tolérance religieuse, père fondateur du libéralisme, John Locke a également eu une riche carrière coloniale au service de l'expansion anglaise en Amérique. Sa philosophie constitue le moment... more
Adversaire de l'absolutisme, défenseur de la tolérance religieuse, père fondateur du libéralisme, John Locke a également eu une riche carrière coloniale au service de l'expansion anglaise en Amérique. Sa philosophie constitue le moment inaugural d'une histoire au cours de laquelle libéralisme et impérialisme allaient être inextricablement noués. Révélant les relations intimes qui ont uni épistémologie et politique depuis la découverte du Nouveau Monde, elle donne à voir l'émergence d'une géopolitique de la connaissance qui perdure jusqu'aujourd'hui.
